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Dès
1994, année de la création
du Club, une dizaine de bourses étaient
accordées, "aux méritants
et aux nécessiteux". 15 € (100
francs à l'époque),
ce n'est rien. Et pourtant cela a
permis à des jeunes de se fournir
en matériel scolaire et de
travailler pendant un an. Le Club
s'est engagé à reconduire
les bourses d'année en année,
jusqu'à la fin de la scolarité
des jeunes. Car une scolarité
interrompue est souvent une scolarité perdue. Et le Club Rhône-Mékong ne veut surtout pas de saupoudrage
inutile. À mesure que s'accroissaient
les capacités du club et que
les succés des premières
années se confirmaient, le
nombre des bourses a augmenté,
couvrant toutes les régions
du Viêt Nam.
En 1997,
c'étaient plus de 100 bourses
délivrées en mains propres
aux enseignants responsables. Quant
au bilan de l'année 2000, il
laisse rêveur : 266 bourses
ou aides de tous niveaux et dans toutes
les régions pour un total de
26.250 francs.
Le témoignage d'un enfant de
Vinh Thuy :"Je m'appelle Doan Thi
Ngoc Trâm. Je suis née
en 1989 et j'habite Dalat. Orpheline,
je suis élevée par ma
grand-mère qui a plus de soixante-dix
ans. Je ne pourrais pas aller à
l'école si nous n'étions
pas aidées. Merci."
Samedi 17/8/2005
Distribution des bourses Rhône-Mékong
lors d'une cérémonnie solennelle
du Comité Populaire du 1er arrondissement
de la ville de Vung Tau.
Pour de plus amples informations
cliquer sur le lien suivant: dépêche
n° 26
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Construction
d'écoles
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Aider les enfants
à aller à l'école
est une chose. Encore faut-il qu'ils
aient des salles où s'asseoir
et où suivre les cours. Construire
en dur, c'est construire pour l'avenir,
c'est participer au redressement d'un
pays dévasté par des
décennies de guerre. Les enseignants
des régions pauvres et reculées
du Viêt Nam travaillent bien
souvent dans des constructions provisoires
qui s'envolent à la moindre
tempête. Mais se lancer dans
un projet aussi ambitieux et coûteux
que la construction d'une école
n'est pas une mince affaire. Il faut
examiner la question sur le terrain,
rencontrer les pouvoirs publics, s'assurer
de l'avancée et de la finalisation
des travaux… Toutes choses que le
club Rhône-Mékong
n'aurait jamais pu réaliser
sans l'engagement fervent de ses membres.
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• École
de Nui Than, 1998
Le district de Nui Than se situe
à une centaine de kilomètres
de Da Nang. Ancien pays de la civilisation
disparue des Chams, les bords de la
mer de Chine ressemblent à
un petit coin de paradis. Mais la
pauvreté y est extrême.
Les seules activités sont agricoles
et sujettes aux aléas météorologiques
sur une terre victime des typhons.
Plus de la moitié des foyers
est logée dans des cabanes
provisoires. En 1998, l'unique école
primaire comportait 10 classes dans
un état de vétusté
totale. Chaque année, plusieurs
centaines d'enfants ne pouvaient être
scolarisés, par manque de place.
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• L'école
de Ba Vat, 2000
Une autre région, une autre
splendeur, une même désolation.
Dans le sud du Viêt Nam, à
la pauvreté matérielle
implacable. Région fréquemment
sujette aux inondations, la vie y
est rude et précaire. L'humidité
des marécages ronge tout. Là
aussi, l'équipement éducatif
fait cruellement défaut. My
Ha Girard a encore des cousins dans
ce village. Après un premier
contact par correspondance, plusieurs
membres du Club se rendent avec elle
à Ba Vat pour juger de la nécessité
et de l'importance du projet, qui
est accepté.
Le Club Rhône-Mékong
a construit quatre salles de classe
dans le village de Ba Vat. Afin que
même les oubliés sachent
qu'on pense à eux
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• L'école
de Bac San, 2001
Nous sommes loin des zones inondables
du Sud et des plages torrides du Centre.
C'est au milieu des montagnes du Nord
que le club Rhône-Mékong
engendre sa troisième construction
en dur. Cette fois le projet est ambitieux
: Une école primaire de quatre
classes dans le village de Bac San,
perdu au milieu du labyrinthe des
montagnes du district Bac Can.
À travers les forêts,
les enfants des minorités Man,
Tay et Nùng font quatre ou
cinq kilomètres à pied
pour aller en cours. Les salles qui
existaient ont été détruites
ou endommagées par une tempête.
Le projet, rapporté au club
par Chantal Nguyên, demande
une réalisation urgente. Le
docteur Uon, correspondant du Club,
vérifie l'avancée des
travaux qui, malgré des crues
meurtrières, se finalisent
dans les dates prévues. "Tata"
Henriette Bui Viêt Linh et Denise
Thieû ont assisté à
son inauguration, en mars 2001. Dans
une région oubliée,
où le climat est des plus rudes,
la formation de la jeunesse et de
l'avenir prend tout son sens. Espérons
que l'amélioration des conditions
d'enseignement portera ses fruits.
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• En
2002 : L'école de Dan Ha
Trois écoles, c'est énorme.
Et c'est tellement peu. Enthousiasmé
par ses succès, le Club Rhône-Mékong
se lance dans un quatrième
projet. Avec ferveur et professionnalisme
Cette fois ci c'est à Dan Hà,
dans les montagnes du Nord-ouest,
que le Club a décidé
d'agir. Sur les rives du fleuve Rouge,
la commune est constitué de
huit villages.
Le revenu moyen par mois est de quatre
euros. Les seules activités
sont agricoles et le climat est rude
: la saison sèche confine à
la sécheresse tandis que l'été
est sujet aux inondations. L'état
de santé global est déplorable,
la région ayant acute;té
largement touchée par l'agent
orange.
Pour l'instant, l'enseignement ne
peut se faire qu'à mi-temps,
dans des locaux terriblement vétustes
et avec des effectifs surchargés.
Pour aller vers l'avenir, il faut
que ces enfants démunis puissent
apprendre dans de bonnes conditions
et, donc, construire des salles de
classe. L'essentiel des bénéfices
de la Fête des huit printemps
du club Rhône-Mékong
devrait être consacré
à ce projet. Vu le succès
qu'elle a remporté, les plus
beaux espoirs sont permis.
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- CONSTRUCTIONS
FINANCÉES PAR LE CLUB RHÔNE-MÉKONG
EN 2004
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AU NORD
1/
Deux salles de classe maternelle
sont construites cette année à Minh
Bảo (Yên Bài), à environ 200 kms
au nord-ouest de Hanoi. Le Club a
envoyé 2315 euros pour financer la
construction de ces deux salles.
2/
La commune de Tử Đà est à une centaine
de kilomètres de la capitale, Hanoi,
la principale ville du district étant
Việt Trì. Tử Đà est un bourg situé
dans une région vallonnée à la terre
peu fertile, qui compte environ 5
000 habitants, pour l’essentiel des
petits paysans vivant de leur production
de céréales (riz, maïs, manioc) et
de leur élevage (volailles, porcs,
pisciculture).
Dans
ce village a été créé un club du
troisième âge (Hội người cao tuổi)
qui compte plus de sept cents membres
aujourd’hui. Petits cultivateurs
retraités sans grandes ressources,
ils ne peuvent financer la construction
d’un « cercle » susceptible de les
accueillir pour se réunir ou pour
la lecture.
Le
projet dont le Club Rhône-Mékong
est le maître d’œuvre est de construire
deux petites salles pour un montant
de 2 100 euros.
Le
financement des équipements (livres,
abonnements, etc.) sera assuré par
les bénéfices retirés de la vente
des mémoires de Thiệu văn Mưu, Un
enfant loin de son pays.
AU
CENTRE
La
commune de Thanh Dương est une commune
pauvre en zone montagneuse située
à environ 35 km de Vinh (capitale
de la province de Nghệ An), avec
une population de 6 000 habitants
environ.
L’école
primaire de Thanh Dương comporte
quatorze salles de classe, dont huit
anciennes et en mauvais état construites
en 1973, et les six autres datant
de 1999. Elle peut recevoir 592 élèves
(garçons et filles) répartis en vingt
et une classes (six classes de 5e
année, quatre classes de 4e année,
quatre classes de 3e année, quatre
classes de 2e année et trois classes
de 1ère année). Du fait de l’insuffisance
du nombre de salles par rapport aux
effectifs, les élèves ne peuvent
suivre qu'une demi-journée de cours
(3 h 30) par jour, à l’exception
des meilleurs ou des plus faibles
d’entre eux qui sont autorisés à
suivre des cours toute la journée,
soit sept heures. Selon les nouveaux
règlements vietnamiens pour les écoles
nationales de même catégorie, le
nombre des élèves pour chaque classe
primaire ne devrait pas dépasser
dans le futur 25 à 28 (alors qu'il
est de 35 en moyenne actuellement)
et tous les élèves devraient pouvoir
suivre sept heures de cours par jour.
Pour
répondre à ces directives, le Comité
populaire de la commune de Thanh
Dương a demandé, depuis plusieurs
années, aux autorités locales, le
financement nécessaire pour construire
sept salles de classe supplémentaires
et pour réhabiliter les huit salles
les plus anciennes. L’école dispose
de suffisamment de terrain pour cette
opération, mais elle n'a reçu aucune
réponse positive jusqu'à ce jour.
Avec
l’aide de M. Michel Hồ tá Khanh,
le Club Rhône-Mékong s’est engagé
à concurrence de 7 600 euros pour
la réalisation de six salles de classe
qui doivent être construites pour
la rentrée 2004 en répondant aux
règlements et normes techniques vietnamiens
exigés pour assurer la sécurité des
élèves, avec la garantie que le personnel
enseignant nécessaire au bon fonctionnement
pédagogique sera nommé par les autorités
vietnamiennes.
AU SUD
Vị
Thanh est une commune encore pauvre
située à 45 kms au Sud-ouest de Cần
Thơ. La terre y est alunifère, ce
qui la rend peu fertile pour les
plantations. La région étant exposée
aux inondations, pour y construire
une petite école maternelle, il faut
consolider les fondations avec des
pieux dont le coût représente déjà
le tiers du coût global qui est de
7.015 euros.
Le
Club Rhône-Mékong s’est engagé à
financer la construction de cette
école maternelle (deux salles de
classe et les sanitaires) pour accueillir
dès la rentrée en Septembre 2004
les enfants non scolarisés.
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